Les papeteries

Cran-Gevrier (74), 2014-2016

Entre 2014 et 2016 Julia Pinget et Florence Bruny ont conduit un projet de valorisation patrimoniale autour de l’ancien site industriel des Papeteries de Cran-Gevrier. Fermées en 2006, elles ont laissé place à un écoquartier et à une réhabilitation partielle des bâtis industriels, pour y loger le Pôle des industries créatives du bassin annécien.

L’histoire des Papeteries n’a rien de spectaculaire. Elle ressemble à celle de beaucoup d’usines. C’est là sa force : à partir de cette histoire, somme toute banale, il est possible de s’interroger sur la disparition du monde industriel, son effacement, sur ce qui passe entre passé et présent. Dit autrement, alors qu’est célébré le passage de l’industrie du papier à l’industrie numérique, nous nous sommes demandés ce qu’il restait de cette histoire.

Que reste-t-il quand un lieu a disparu ? Que garde-t-on d’une vie de travail ? Quels chemins nous fait faire l’archive ? Ces trois questions ont tracé le « territoire » de nos pérégrinations et nous ont amené à concevoir deux objets de restitution distincts mais complémentaires : un journal, et un site web, chacun devant inscrire, dans sa forme, son contenu et son cheminement propre, une manière d’aborder ces questionnements, sans prétendre pour autant y répondre de manière ferme et définitive.

La restitution de ce travail de recherche s’est faîte en septembre 2016, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, avec la publication d’un journal de quarante pages (diffusé gratuitement dans les lieux culturels de l’agglomération annécienne) et la mise en ligne du site web lespapetiers.fr.

Avec le soutien de la DRAC Rhône-Alpes et la Région Au-vergne-Rhône-Alpes (appel à projets Mémoires du XXe siècle), la Ville de Cran-Gevrier, le Conseil Départemental de Haute-Savoie et Teractem.

Télécharger le journal

Lespapetiers.fr

Si on chantait !

Musée Dauphinois, Grenoble (38), 2016

Péroline Barbet et le documentariste Alexis Jacquand ont assuré la réalisation d’une création sonore et de modules vidéo pour l’exposition Si on chantait ! du Musée Dauphinois, à Grenoble.

« Elle ne demande qu’une voix pour exister. Pour autant, de la chansonnette à l’hymne, de la comptine à la ballade, de la berceuse au chant révolutionnaire, la chanson véhicule nos sentiments, exprime notre pensée et ponctue nos mémoires comme une formidable madeleine de Proust. Elle nous ressemble, nous rassemble et fait œuvre dans l’immense répertoire de la littérature orale.

Si on chantait ! propose d’écouter la chanson populaire dans cet universel lien social. »